La règle qui change en 2026
Jusqu’ici, le pilier 3a ne pardonnait rien : une année sans versement était une déduction fiscale perdue pour toujours. Depuis le 1er janvier 2026, c’est terminé. Une lacune de cotisation peut désormais se combler rétroactivement, pendant dix ans, et la première année rattrapable est 2025.
Le mécanisme découle d’une modification de l’ordonnance sur la prévoyance individuelle liée, décidée par le Conseil fédéral, entrée en vigueur au 1er janvier 2025 mais applicable seulement depuis l’année fiscale 2026. Concrètement : 2026 est la toute première année où un rachat 3a est possible, et personne ne l’a encore expérimenté sur une déclaration d’impôt.
L’enjeu touche du monde : près de 60 % des personnes actives en Suisse détiennent un pilier 3a.
Les conditions, dans l’ordre
Le rachat n’est pas un libre-service, et les conditions se vérifient dans un ordre précis. D’abord, la cotisation ordinaire de l’année en cours doit être au maximum : 7 258 francs pour un salarié affilié à une caisse de pension, 36 288 francs ou 20 % du revenu pour un indépendant sans 2e pilier. Sans ce plein versement, pas de rachat.
Ensuite, le montant du rachat est plafonné à la petite cotisation, soit 7 258 francs par an, quelle que soit la taille de la lacune. Un seul rachat par année, non fractionnable entre plusieurs fondations.
Enfin, il faut avoir eu un revenu soumis à l’AVS à la fois l’année de la lacune et l’année du rachat. Une année sabbatique sans revenu ne crée donc pas de lacune rattrapable : elle reste simplement une année sans droit de cotiser.